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Économie · IA · Philosophie

Après l’argent

Elon Musk prévoit qu’en 2036 l’argent ne comptera plus vraiment. Son intuition sur la puissance des machines est peut-être juste. Mais elle confond trois problèmes très différents : produire, distribuer et décider.

Le raisonnement est séduisant : une intelligence presque gratuite, des robots capables de tout produire, des prix qui s’effondrent, puis l’argent qui devient secondaire.

Mais la dernière étape n’est pas technologique. Elle est politique.

Dans son entretien avec The Economist, Elon Musk ne parle pas seulement d’intelligence artificielle. Il propose une théorie économique complète : les machines feront tous les métiers, l’offre deviendra presque illimitée, le travail sera facultatif et la monnaie finira par perdre son importance.

L’intuition mérite mieux qu’une moquerie. L’histoire lui donne même partiellement raison : chaque fois que nous avons appris à reproduire un objet à grande échelle, la portion de vie nécessaire pour l’acheter a diminué. Mais Musk saute trop vite de « une machine sait produire » à « chacun peut obtenir ce qu’il désire ». Entre les deux, il reste la propriété, l’énergie, les règles collectives et les humains eux-mêmes.

Avant d’imaginer la disparition de l’argent, posons donc une question plus concrète : combien de temps devons-nous encore travailler pour obtenir ce que nous consommons ?

01 · Le prix de notre temps
Ce qui se copie devient moins cher. Ce qui reste rare résiste.

Je pars ici d’un repère volontairement français : le SMIC, notre salaire minimum légal. Il ne représente pas le niveau de vie de toute la population. Il permet de suivre une question plus précise : combien de temps une personne située au bas de l’échelle salariale doit-elle travailler pour accéder aux mêmes biens ? Comparer directement des francs de 1950 et des euros de 2025 aurait beaucoup moins de sens.

La mesure n’est pas parfaite. Elle utilise le SMIC brut, pas le revenu réellement disponible après cotisations et impôts. Le SMIG de 1950 et le SMIC actuel ne sont pas non plus une série politiquement neutre : leurs revalorisations racontent autant l’évolution du salaire minimum que celle de la productivité. Mais à condition de garder ces limites visibles, l’ordre de grandeur reste éclairant.

Trois manières différentes de mesurer l’accessibilité
France · chaque série commence à sa première date honnêtement comparable · survoler ou toucher les courbes pour afficher les valeurs
1 · Quantités achetables en temps de SMIC

Une baguette de 250 g

Minutes de salaire minimum brut prix observé

Environ 50 minutes en 1950 → 5,1 minutes en 2025

100 litres d’essence

Heures de salaire minimum brut TTC

60 heures en 1960 → 14,4 heures en 2025

1 000 kWh d’électricité

Heures de salaire minimum brut taxes + abonnement

116,8 heures en 1960 → 14,7 en 2010 → 21,4 en 2025
2 · Produits corrigés de leur changement de qualité

Un téléviseur

Prix à qualité constante, indice 1960 = 100 qualité incluse

L’indice tombe de 100 à 4 tandis que l’objet devient infiniment meilleur

Une voiture neuve comparable

Indice d’effort à qualité constante, 2024 = 100 indice Insee

164 en 1990 → 100 en 2024. Un prix facial depuis 1950 serait trompeur
3 · Actif rare rapporté au revenu

Le logement ancien en France

Indice national du prix rapporté au revenu par ménage, tendance 1965 à 2001 = 100 proxy national

Un rapport stable pendant plusieurs décennies, puis une rupture brutale après 2000
Ces trois groupes ne sont pas directement comparables. Pour les prix observés, calcul : prix nominal TTC ÷ SMIC horaire brut de la même date. L’automobile et le téléviseur utilisent des indices à qualité constante. Le logement est un indice national rapporté au revenu par ménage, pas « le même appartement » suivi depuis 1965. Pour l’électricité, le proxy long répartit abonnement et taxes sur la consommation résidentielle moyenne. Pour l’essence, le produit passe du carburant plombé au SP95 puis au SP95-E10. Sources : Insee, IGEDD, DGEC et SDES.

Le progrès saute aux yeux. Une baguette représentait environ cinquante minutes du salaire minimum parisien en 1950, contre un peu plus de cinq aujourd’hui. Cent litres d’essence exigeaient environ soixante heures de SMIC en 1960, contre quatorze à quinze heures en 2025. Même l’électricité, malgré son renchérissement depuis 2010, reste bien plus accessible qu’au début de la série.

Le logement raconte une autre histoire. Son prix rapporté au revenu est resté proche de sa tendance historique pendant plusieurs décennies, avant de décrocher après 2000. C’est aussi pourquoi tant de personnes peuvent se sentir plus pauvres au milieu d’un progrès incontestable : nous renouvelons occasionnellement un écran devenu bon marché, mais nous payons tous les mois un logement, de l’énergie et des services.

Le progrès a surtout réduit le prix de ce que les usines peuvent copier. Il a beaucoup moins réduit le prix de ce qui dépend d’un lieu, d’une ressource finie ou d’une heure humaine.

La vraie promesse de l’IA commence ici : après avoir comprimé le temps nécessaire pour fabriquer les objets, elle commence à comprimer le temps nécessaire pour produire un service intellectuel.

02 · La révolution des cols blancs
L’IA ne remplace pas encore le salarié. Elle change ce qu’une heure peut produire.

L’automatisation a d’abord touché les ouvriers dans des environnements contrôlés : usines, entrepôts, chaînes logistiques. Les employés de bureau, eux, ont déjà connu le tableur, le traitement de texte et Internet. Mais ces outils les aidaient surtout à produire leur livrable. L’IA générative peut désormais en produire elle-même une première version.

C’est pourquoi la vague atteint si vite les avocats, consultants, traducteurs, développeurs, graphistes ou agents de support. Leur matière première est déjà numérisée : textes, images, documents, données et logiciels. Une partie d’une heure de recherche, de rédaction ou de code peut parfois être comprimée en quelques minutes.

Ce n’est pas encore la disparition du professionnel. C’est la disparition progressive d’une partie du temps qu’il devait vendre. Le jugement, la vérification, la responsabilité et la relation restent du travail. Mais le contenu d’une heure commence à changer.

Une heure de travail ne produit plus exactement la même chose
Productivité observée après le déploiement d’un assistant d’IA auprès de 5 172 agents de support
Sans assistant IA · base 100100

Le volume de problèmes résolus pendant une durée donnée avant le déploiement.

Avec assistant IA · moyenne observée115

Dans le même temps, les agents résolvent environ 15 % de problèmes supplémentaires.

Où peuvent aller les quinze points de productivité ?
Le clientUn prix plus bas

Ou un service plus rapide et de meilleure qualité.

Le salariéDu temps ou du revenu

Moins d’effort, moins d’heures ou une meilleure rémunération.

L’entreprise et les actionnairesPlus de marge

Davantage de production avec les mêmes effectifs.

Les effectifs et recrutementsMoins de postes

Si le même volume peut être produit avec moins de personnes.

Brynjolfsson, Li et Raymond observent une hausse moyenne de 15 % du nombre de problèmes résolus par heure. Les gains sont plus élevés chez les agents les moins expérimentés. L’étude mesure la productivité dans une seule entreprise américaine. Elle ne dit pas qui récupère le gain, ni si les salariés ont effectivement travaillé moins, gagné davantage ou perdu leur emploi.

Autrement dit, le temps qui permettait de traiter cent demandes en permet désormais environ cent quinze. C’est une hausse de productivité observée, pas une promesse. Mais elle ne dit rien, à elle seule, de la façon dont le gain sera réparti.

Le salarié peut terminer la même quantité de travail plus tôt, réduire son effort, se concentrer sur des tâches plus intéressantes ou négocier une meilleure rémunération. Le client peut payer moins. L’entreprise peut produire davantage, augmenter sa marge ou réduire ses recrutements. L’actionnaire peut capter l’essentiel. La vraie question politique n’est donc pas seulement ce que l’IA peut produire, mais qui récupère le temps qu’elle libère.

Et quinze points de productivité ne signifient pas quinze points de baisse du prix. Une entreprise qui contrôle les modèles, les données ou l’accès au marché peut transformer l’abondance technique en rente. Le coût de production peut s’effondrer sans que le prix payé par le client suive au même rythme.

L’automatisation avance des environnements contrôlés vers le monde réel
La nouveauté de l’IA générative tient moins au métier qu’à la nature déjà numérique de son travail
Déjà · les lieux contrôlésAutomatiser le geste

Usines, entrepôts et logistique organisent l’espace autour de machines spécialisées.

Maintenant · les écransGénérer le livrable

Texte, traduction, recherche, image ou code existent déjà sous une forme que l’IA peut traiter.

Ensuite · les lieux imprévisiblesS’adapter au réel

Ménage, bâtiment, cuisine et soin exigent encore des robots capables de comprendre un environnement changeant.

Ce schéma décrit un ordre probable, pas un calendrier garanti. Une réponse générée n’est pas une mission achevée : vérification, jugement, responsabilité et relation restent du travail.

Je pense que les robots finiront par attaquer le ménage, la cuisine ou la surveillance comme l’IA attaque aujourd’hui le travail de bureau. Mais l’ordre compte. Un robot apprend plus facilement un geste répétitif dans une usine qu’une cuisine encombrée avec un enfant et un animal autour de lui. Les écrans viendront avant les maisons, les environnements contrôlés avant notre quotidien.

L’artisanat ne disparaîtra pas pour autant. IKEA a fait chuter le prix fonctionnel d’un meuble sans supprimer l’ébéniste. Quand la fonction devient abondante, la provenance, le sur-mesure et le fait qu’un humain précis ait réalisé l’objet deviennent plus précieux. L’automatisation détruit certaines raretés et en fabrique d’autres.

C’est ici que je me sépare de Musk. Une capacité technique ne devient pas automatiquement une réalité sociale. Entre les deux se dressent le droit, la confiance, la propriété et notre refus possible de devenir obsolètes.

03 · Le choix politique
Une machine peut être meilleure, sans être jugée légitime.

Musk comprend mieux que presque tout le monde la vitesse à laquelle une technologie peut progresser. Mais il traite parfois la société comme une seconde machine, qui finirait nécessairement par adopter la solution la plus performante.

Nous n’attendons pourtant pas seulement d’un médecin le meilleur diagnostic statistique. Nous voulons une explication, un responsable et quelqu’un à qui parler. Dans la justice, une décision peut être cohérente et rester illégitime si personne ne peut la contester. Dans la guerre, une erreur n’est pas un résultat imparfait : c’est une mort. Dans ces domaines, nous pouvons décider de conserver le dernier mot même si la machine devient meilleure.

Croire au progrès ne signifie pas accepter de tout lui déléguer
Deux enquêtes distinctes · deux questions différentes · un contraste, pas une équivalence
UE27 · Eurobaromètre 557

L’effet attendu de l’IA sur notre vie dans vingt ans

Positif, tous âges
55 %
Positif, 15 à 24 ans
67 %
Négatif, tous âges
35 %
Négatif, 55 ans et plus
41 %

26 500 résidents de l’UE âgés de 15 ans et plus, septembre et octobre 2024.

États-Unis · Pew · n = 11 004

Une qualité reconnue, mais une décision refusée

L’IA traiterait mieux tous les candidats de la même manière
47 %
S’opposent à ce qu’elle prenne la décision finale
71 %
Favorables à cette décision finale
7 %

Adultes américains interrogés du 12 au 18 décembre 2022. Les deux résultats viennent de questions distinctes du même questionnaire.

L’Eurobaromètre mesure l’effet futur attendu de l’IA. Pew mesure, dans un contexte d’embauche, une perception d’égalité de traitement et un refus explicite de délégation. Le questionnaire ne demande pas si l’IA serait globalement meilleure pour recruter. Les écarts d’âge observés à une date donnée ne prouvent pas un effet de génération.

Ces chiffres ne prouvent pas que le public préférera toujours un humain à une IA plus performante. Ils montrent quelque chose de plus précis. Une majorité d’Européens peut attendre un effet positif de l’IA, tandis qu’une partie du public américain lui reconnaît un avantage procédural sans accepter qu’elle tranche seule. Nous pouvons reconnaître une qualité à la machine et refuser de lui abandonner la décision.

Cette résistance ne sera pas seulement juridique. Elle sera intime. Une technologie qui nous libère d’une corvée est désirable. Une intelligence qui sait mieux écrire, décider ou créer que nous pose une question plus brutale : nous rend-elle plus libres, ou simplement moins nécessaires ?

Je pense malgré tout que l’automatisation finira par profiter à l’humanité dans son ensemble. Mais je ne crois ni au calendrier de 2036, ni à une transition sans conflit. Avant que le travail devienne facultatif, des millions de personnes pourraient perdre une partie de leur pouvoir de négociation tandis qu’une poignée d’entreprises posséderont les machines. L’abondance de production n’est pas encore l’abondance d’accès.

Un revenu universel peut servir de pont, mais il ne construit ni appartement, ni centrale électrique, ni médecin supplémentaire. Notre monde reste fini. Produire davantage ne suffit pas lorsque le problème est la localisation d’un logement, la capacité d’un réseau, le temps d’un spécialiste ou la propriété des machines.

Et même si nous franchissions tous ces obstacles, l’abondance ne mettrait pas fin à la compétition. Tout le monde ne peut pas posséder la maison la mieux située, recevoir toute l’attention, inspirer le plus de confiance ou exercer le plus de pouvoir. Nos besoins peuvent être satisfaits, mais notre désir de distinction recrée constamment de la rareté.

Reste alors le sens. Je ne pense pas que nous arrêterons d’agir parce que nous n’aurons plus besoin d’un salaire. Nous continuerons pour apprendre, prendre soin des autres, être reconnus et faire progresser la société. Il faudra simplement cesser de confondre emploi et utilité. Le vrai danger d’un monde abondant ne serait pas que l’être humain n’ait plus rien à faire. Ce serait qu’après avoir confié toutes ses fonctions aux machines, il ne sache plus pourquoi il compte.

Conclusion

Produire, distribuer, décider

Musk voit juste sur la baisse possible du coût de production. Il confond encore produire, distribuer et décider. L’IA peut rendre les biens et certains services abondants. Elle ne peut multiplier à l’infini la terre, l’attention, la légitimité ou le pouvoir. L’argent comptera peut-être moins pour ce qui se copie, et davantage pour accéder à ce qui ne se copie pas.

Sources et méthode

L’effort d’achat correspond au prix nominal TTC ou à l’indice de prix à qualité constante, divisé par le SMIC horaire brut de la même date. Il mesure un temps de salaire brut, pas le pouvoir d’achat après cotisations et impôts. Les séries qui ne peuvent être prolongées honnêtement jusqu’aux années 1950 ne le sont pas. Les tableaux ci-dessous donnent tous les jalons employés dans l’article et rendent visibles les ruptures de définition.

Données complètes · biens et énergie
SérieUnité et méthodeJalonsTemps de SMIC ou indice d’effortLimite principale
Essence100 litres, prix national à la pompe TTC1960 · 1970 · 1980 · 1990 · 2000 · 2010 · 2020 · 2024 · 202560,0 h · 32,7 h · 30,5 h · 17,4 h · 17,4 h · 15,2 h · 13,2 h · 15,2 h · 14,4 hOrdinaire et super plombé, puis SP95 et SP95-E10. 2025 non consolidé.
Électricité1 000 kWh, dépense résidentielle moyenne par kWh, taxes et abonnement répartis1960 · 1970 · 1980 · 1990 · 2000 · 2010 · 2016 · 2025116,8 h · 57,1 h · 35,3 h · 25,5 h · 18,5 h · 14,7 h · 18,0 h · 21,4 hCe n’est ni le prix marginal du kWh ni une facture pour un contrat type.
Voiture neuveIPC automobile Insee à qualité constante, effort 2024 = 1001990 · 2000 · 2010 · 2020 · 2024164,0 · 126,5 · 99,7 · 100,2 · 100,0Aucun prix facial absolu ne permet de comparer honnêtement une voiture identique depuis 1950.
Données complètes · services humains
ServiceMesureJalonsTemps de SMIC ou indice d’effortLimite principale
Généraliste secteur 1Tarif facial, hypothèse non remboursée2001 · 2005 · 2011 · 2017 · 2023 · 2025 · 2026160,8 min · 153,5 · 153,3 · 153,7 · 138,0 · 151,5 · 149,8Tarif stable, contenu clinique non standardisé.
Généraliste secteur 1Reste après Assurance maladie, avant complémentaire202654,9 min, soit 11 € sur 30 € affichésParcours de soins, participation forfaitaire et complémentaire modifient le reste final.
Ménage CESUSalaire net horaire reçu par le salarié2022 · 202365,4 min · 64,5 minCe n’est pas le coût employeur.
Ménage via plateformePrix observé avant puis après crédit d’impôt de 50 %2025126,3 min · 63,1 minQuatre plateformes, pas une moyenne nationale. Aides et plafonds individuels.
Restaurants et cafésIndice relatif d’effort, 2025 = 1001998 · 2000 · 2005 · 2010 · 2015 · 2020 · 2025107,2 · 106,4 · 99,0 · 95,2 · 97,7 · 99,6 · 100Aucun repas standard national, donc aucune minute absolue.
Coiffure et soins de beautéIndice relatif d’effort, 2025 = 1001998 · 2000 · 2005 · 2010 · 2015 · 2020 · 2025121,6 · 120,4 · 108,8 · 105,0 · 103,6 · 105,3 · 100Aucune coupe standard, raccord de deux bases Insee en 2015.

Productivité de l’IA. Brynjolfsson, Li et Raymond étudient le déploiement progressif d’un assistant conversationnel auprès de 5 172 agents de support d’une entreprise américaine. L’accès à l’outil augmente de 15 % en moyenne le nombre de problèmes résolus par heure et d’environ 30 % celui des agents les moins expérimentés ou les moins performants. Les auteurs observent peu de gains chez les meilleurs agents, avec une légère baisse de qualité pour certains. Il s’agit d’un effet de court à moyen terme dans une seule entreprise, pas d’une estimation de l’emploi ou des salaires dans l’ensemble de l’économie.

Données complètes · opinion sur l’IA

Eurobaromètre 557. Question : « Ce qui suit est une liste de domaines dans lesquels les nouvelles technologies sont développées actuellement. Pour chacun d’eux, pensez-vous qu’il va avoir un effet positif, négatif ou qu’il n’y aura aucun effet sur notre manière de vivre dans les 20 prochaines années ? », item « L’intelligence artificielle ». UE27, septembre et octobre 2024, n = 26 500, résidents de 15 ans et plus.

ÂgeEffet positifEffet négatif
Tous55 %35 %
15 à 24 ans67 %Non publié dans l’extrait retenu
55 ans et plusNon publié dans l’extrait retenu41 %

Eurobaromètre 554. UE27, du 25 avril au 22 mai 2024, n = 26 415, résidents de 15 ans et plus. Questions exactes : « Selon vous, quel impact ont actuellement les technologies numériques les plus récentes, y compris l’intelligence artificielle, sur la société ? »; « L’utilisation des robots et de l’intelligence artificielle va supprimer plus d’emplois qu’elle ne va en créer »; « Les robots et l’intelligence artificielle sont des technologies qui nécessitent d’être gérées avec prudence »; « Les robots et l’intelligence artificielle devraient être utilisés plus largement en dehors du lieu de travail ».

MesureRéponsePart
Impact actuel sur la sociétéPositif56 %
Impact actuel sur la sociétéNégatif33 %
Plus d’emplois supprimés que créésTotal d’accord66 %
Gestion prudente nécessaireTotal d’accord84 %
Usage plus large hors travailTotal d’accord48 %

Pew Research Center. Adultes des États-Unis, du 12 au 18 août 2024, n = 5 410, panel probabiliste American Trends Panel. Question : « Overall, would you say the increased use of artificial intelligence (AI) in daily life makes you feel... »

ÂgePlus enthousiastePlus inquietAutant l’un que l’autre
Tous11 %51 %38 %
18 à 29 ans19 %39 %42 %
30 à 49 ans14 %47 %38 %
50 à 64 ans7 %56 %36 %
65 ans et plus4 %59 %36 %

Question Pew : « Thinking about the U.S. over the next 20 years, what impact do you think artificial intelligence (AI) will have on the United States? »

ÂgePositifAutant positif que négatifNégatifIncertain
Tous17 %33 %35 %16 %
18 à 29 ans21 %39 %31 %9 %
30 à 49 ans16 %34 %35 %14 %
50 à 64 ans16 %30 %40 %14 %
65 ans et plus14 %29 %31 %25 %

Question Pew : « Thinking about how AI may affect you personally, do you think it will benefit you, harm you, or are you not sure? »

ÂgePréjudiceBénéficeIncertain
Tous43 %24 %33 %
18 à 29 ans40 %33 %26 %
30 à 49 ans44 %26 %29 %
50 à 64 ans46 %21 %33 %
65 ans et plus39 %16 %45 %

Question Pew, formulaire 1, n = 2 701 : « Thinking about the U.S. over the next 20 years, what impact do you think artificial intelligence (AI) will have on... »

DomainePositifNégatif
Soins médicaux44 %19 %
Éducation scolaire24 %34 %
Justice pénale18 %32 %

Autres questions Pew, n = 5 410 : 64 % répondent « fewer jobs » à « Over the next 20 years, do you think artificial intelligence (AI) will lead to more jobs, fewer jobs, or not make much of a difference in the U.S.? »; 56 % sont « extremely/very concerned » par « people losing their jobs because of artificial intelligence »; 63 % répondent que l’IA n’atteindra jamais le point où ils lui feraient confiance pour prendre des décisions importantes pour eux, contre 13 % qui pensent qu’elle l’atteindra.

Pew, délégation de l’embauche. Adultes des États-Unis, du 12 au 18 décembre 2022, n = 11 004, panel probabiliste American Trends Panel. Question exacte : « Would you favor or oppose employers’ use of artificial intelligence (AI) for making a final hiring decision? » Réponses : 7 % favorables, 71 % opposés, 22 % ne savent pas. Une autre question de la même enquête montre que 47 % pensent que l’IA ferait mieux que les humains pour traiter tous les candidats de la même manière, 15 % moins bien, 14 % aussi bien et 23 % ne savent pas.